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 Le projet d'un Réseau Naturaliste

 

 

 

 

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« On ne protège bien que ce que l’on connaît bien », ce vieil adage naturaliste est toujours d’actualité. La connaissance de la faune et de la flore reste un enjeu primordial pour la protection et la conservation de notre patrimoine naturel. 

Cependant, le milieu naturaliste est un milieu assez cloisonné (il ne s’agit pas d’une généralité, mais…). Par affinités personnelles, les naturalistes sont souvent un peu plus branchés oiseaux, ou plantes, ou insectes,…ou même carrément spécialistes dans un domaine très précis : ce sont alors des personnes de référence, extrêmement intéressantes et très précieuses.  

Les Côtes d’Armor sont un département où les naturalistes ne manquent pas ; certains sont regroupés en associations spécialisées et font un travail remarquable et organisé, tel le Groupe d’Etude Ornithologique des Côtes d’Armor. D’autres au contraire prospectent seuls sans communiquer leurs données ; souvent parce qu’il s’agit pour eux d’une passion assimilée à un loisir, parfois par manque de relations avec des groupes organisés.

La récupération des données est une chose importante, mais pas effective aujourd’hui dans notre département. 

C’est pourquoi VivArmor Nature (en collaboration avec d’autres associations ?) souhaite dans l’avenir mettre en place une banque de données naturalistes de la faune et de la flore des Côtes d’Armor (quantification, répartition…).Pour ce faire, notre association souhaite rassembler les naturalistes du département, adhérents ou non à l’association, en commissions par domaine (mammalogie, botanique, malacologie, entomologie, mycologie, arachnologie, ornithologie, herpétologie …). Les données collectées seront alors transmises aux organismes préexistants comme le Groupe Mammologique Breton (GMB), le Groupe d’Etude ornithologique des Côtes d’Armor (GEOCA)°, le Conservatoire Botanique de Brest, etc. 

L’objectif de ce rassemblement est ce pourquoi on œuvre tous : « mieux connaître la nature pour mieux la protéger ».

 

Sommaire:
I/ Objectif
II/ Plan d'action
III/Organisation
IV/Problèmes
 

I - Objectif 

L’objectif principal de ce projet est de favoriser les relations entre naturalistes de notre département pour œuvrer tous ensemble à la connaissance et à la protection de la nature.

Cependant différentes étapes devront être réalisées pour atteindre cet objectif. 

  1. à court terme

Il s’agit de rentrer en relations avec les naturalistes du département pour les inviter à une réunion de présentation du projet de VivArmor, qui aura lieu le vendredi 15 juin à la salle n° 1 du Centre Charner. 

  1. à moyen terme

Organiser des sorties de découverte pour les naturalistes

Centraliser les données naturalistes recueillies pour les coordonner au niveau départemental et les transmettre aux organismes spécialisés, par domaine.

  1. à long terme

Favoriser les échanges de connaissances entre naturalistes

Mettre en place des mesures de protection pour la conservation d’espaces naturels. 

II – Plan d’action 

Il s’agit pour nous de mettre en place une stratégie d’action afin de mener à bien ce projet. 

1 ) Listing des naturalistes du département ( voir annexe 1 ). Un premier listing de naturalistes a été réalisé en prenant en compte :

  1. les naturalistes connus par le groupe de travail

  2. les personnes du département ayant postulé pour le poste d’animateur nature.

  3.  les adhérents costarmoricains du GRETIA ( Groupe régional d’étude des invertébrés armoricains ). 

2 ) Contact : chaque naturaliste sera contacté de préférence par la personne du groupe de travail la connaissant le mieux. Ce premier contact servira à présenter brièvement le projet. 

3 ) Organisation de la première réunion

Une première réunion de présentation et de concertation sera organisée le 15 juin avec l’ensemble des naturalistes. Il sera temps de préciser le projet et d’évaluer sa faisabilité. Cette réunion permettra aussi de répondre aux interrogations de chacun et de répondre aux éventuelles questions ( propriété des données…). 

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Communication

Chaque naturaliste contacté et souhaitant participer à la réunion d’information recevra, environ dix jours avant la date prévue, une invitation de la personne lui ayant téléphoné ( voir annexe 2 )

Pour les naturalistes malencontreusement oubliés ou que nous ne connaissons pas, nous publierons dans le RE - si paru d’ici-là - et dans la presse, un communiqué.

Journaux prévus : Ouest France – Le Télégramme – Penthièvre – Le Petit Bleu – L’Hebdomadaire d’Armor.

NB - Il pourrait être intéressant  de contacter le GEOCA, pour passer le communiqué dans « La Plume du Fou ».

      - Demander aux naturalistes que nous connaissons de nous signaler d’autres personnes susceptibles d’être intéressées. 

III – Organisation et activités du groupe 

Propositions pour le fonctionnement du groupe : 

1 ) Constitution de groupes par domaine naturaliste.

- Le domaine naturaliste regroupe un nombre important de sciences qui trouvent plus ou moins d’adeptes. Il semble donc intéressant de réunir les personnes ayant les mêmes affinités naturalistes.

- Il est important d’avoir dans notre groupe des personnes de référence pour chacun des domaines.

- Chaque groupe aura un fonctionnement plus ou moins autonome pour l’organisation d’études, d’inventaires, de sorties…

Un représentant sera désigné pour chaque domaine, et aura en charge la coordination du groupe. 

Liste possible des domaines naturalistes :

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- botanique

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- entomologie

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- arachnologie

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- herpétologie

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- géologie

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- mammologie

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- biodiversité marine

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- malacologie terrestre

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- mycologie

 

2 ) Organisation d’une sortie mensuelle 

Afin de mieux aborder les différents domaines naturalistes, chaque groupe devra organiser au minimum une sortie par an.  

3 ) Organisation de journées d’inventaires 

Si l’on travaille la plupart du temps par domaine naturaliste, on peut aussi organiser des journées d’inventaire d’un site pour regrouper l’ensemble des données d’un lieu, chacun dans son domaine inventoriant les groupes faunistiques et floristiques. 

4 ) Participation aux enquêtes en cours 

Il y a actuellement, au niveau régional ou national, différentes enquêtes en cours (recensement d’espèces…). Une information des naturalistes sur ces recherches pourra augmenter sensiblement les données recueillies.

Il ne s’agit pas toujours d’enquêtes nécessitant des spécialistes. Par exemple une enquête sur la présence de chauves-souris n’est pas du ressort du seul groupe mammologie ; tout le monde peut observer des chauves-souris près de chez lui et en rendre compte. 

5 ) Centralisation des données naturalistes 

La centralisation des données naturalistes n’est pas effective dans notre département. Si on veut protéger des espaces ou des espèces présentes en Côtes d’Armor, il faut que l’on puisse regrouper les données en un même lieu (VivArmor ).

Les données seront classées par groupe taxonomique, espèce, site, commune, carré UTM de 10km x 10 km (avec sa codification) , après avoir été validées par le groupe naturaliste dont elles dépendent. ( ex une observation de batracien sera validée par le groupe herpéto ).

Il nous faut par conséquent soit un logiciel soit un programme access pour informatiser les relevés.

Nous pourrons ainsi utiliser auprès des organismes compétents des arguments naturalistes très précis pour la conservation d’espaces naturels. 

6 ) Rédaction d’un annuaire des naturalistes 

Au même titre que les pages jaunes des PTT, un annuaire des compétences ou domaines de prédilection de chacun sera édité chaque début d’année et distribué à l’ensemble des naturalistes. Bien évidemment les personnes ne souhaitant pas divulguer leurs coordonnées n’y seront pas mentionnées. 

7 ) Communication des données 

L’ensemble des données naturalistes sera transmis aux groupes régionaux ou nationaux spécialisés, par domaine de compétence. Ainsi nous pourrons les aider dans leurs recherches. 

8 ) Publication d’un annuaire des données 

L’ensemble des données naturalistes sera si possible publié une fois par an, et distribué à qui de droit ( personnes du groupe, communes…). 

9 ) Formation naturaliste 

Des formations à la reconnaissance de tel groupe ou de telle espèce pourront être mises en place pour mener à bien les enquêtes proposées.

Exemple : enquête sur la présence de la rainette verte sur notre département

reconnaissance de l’espèce, caractéristiques, mœurs,

où la chercher ?

comment la repérer ?

les techniques utilisées. 

10 ) Communication dans le groupe 

Une lettre d’information sera envoyée chaque début de mois aux naturalistes, pour les informer du lieu et du sujet de la sortie mensuelle, des inventaires en cours, des activités de tel ou tel groupe… 

IV – Problèmes 

Certaines questions peuvent surgir du fait de la préparation de ce projet. 

           Pourquoi VivArmor Nature se préoccupe-t-il aujourd’hui du milieu naturaliste, alors que l’association ne s’en occupe que très peu depuis plusieurs années ?. 

Pour gérer un tel projet, il faut quelqu’un pour le suivre et l’animer. VivArmor a maintenant un permanent qui pourra gérer au quotidien un groupement de naturalistes. De plus, il n’y a pas sur notre département d’organisation de ce type, alors pourquoi pas la créer ?

Et enfin VivArmor a élargi depuis un an son champ d’action à l’ensemble du département, lors de son changement de nom. 

           Est-ce que ce projet ne cache pas une envie de VivArmor de gérer ce domaine à des fins publicitaires ou pour gagner des adhérents ?

Une des préoccupations premières de VivArmor est la protection de la nature à des fins de conservation d’espèces et d’espaces naturels.
Pour ce qui est des adhésions, il est rappelé qu’il n’est pas demandé d’être adhérent pour participer. Le groupe sera peut-être auto-finançable, ce sera à l’animateur de VivArmor de chercher des fonds pour régler les dépenses courantes ( timbres, photocopies, téléphone…). 

           Comment gérer la propriété des données ? 

C’est souvent une notion importante pour certains naturalistes.

Cependant je pense réellement qu’elle est totalement dépassée et je me pose la question de sa légitimité. Il est vrai qu’il est important de connaître le nom de l’observateur, mais peut-on à titre personnel s’accorder la primeur de l’observation de telle ou telle espèce. Mais de plus comment peut-on dire ou écrire que c’est Monsieur X ou Y qui a observé cet animal ou cette plante ; et s’ils étaient accompagnés de Monsieur Z, B et C ainsi que de Mesdames D, F et G, doit-on aussi les nommer ?

Je pense quand même que tout travail mérite reconnaissance, elle se fera moi par un remerciement général en fin de publication. 

           Comment assurer la responsabilité et la validité des données 

L’ensemble des données devront être validées, par domaine. La responsabilité de cette tâche sera confiée au représentant de groupe. Les contacts nécessaires pour optimiser la validation lui seront fournis. 

           Quelle cartographie sera utilisée pour les inventaires ? 

La cartographie utilisée pour le repérage des espèces sera la même que pour les différents atlas en cours. 

           N’est-ce pas pour VivArmor une manière de trouver de la main-d’œuvre à bon marché ? 

Il s’agit pour VivArmor de contribuer et de participer à la centralisation de l’information naturaliste sur notre département. L’association se met à la disposition des naturalistes pour animer les relations entre eux, et ainsi permettre une meilleure coordination des efforts de chacun pour la connaissance et la préservation de notre patrimoine naturel.

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